Un anniversaire bleu de cauchemar.

 

Je pense que vous n'avez jamais eu l'occasion d'avoir peur .En tout cas pas autant que moi. Tout a commencé deux semaines avant mon anniversaire. Je suis allée à l'école, une école qui devait avoir près de 200 ans. Les murs étaient gris foncés et des ronces étaient devant le portail noirci par le temps.

Les portes puis les fenêtres grinçaient. Ma maîtresse, madame Grisarue était grise de partout: des cheveux gris retenus en chignon, son visage était plein de rides comme un vieil être dépouillé. Elle avait des yeux verts et perçants qui faisaient penser à un crocodile affamé. Elle portait une paire de lunettes. Elle avait des oreilles de cochon et portait de minuscules boucles d'oreilles. Elle avait un caractère d'hippopotame, c'est à dire un caractère lourd et grossier. Ces dernier temps, elle avait changé. Hé oui! le 10 octobre, 8 jours avant mon anniversaire elle avait changé de pensée, d'idée et elle était dans un drôle d'état. Quand je me suis mis à l'arrêt de bus celui ci avait du retard. Une demi heure venait de s'écouler. J'ai donc décidé de rentrer à pied. Je connaissais le chemin par cœur parce que dans le bus je regardais par la fenêtre. Après bien 1km une affiche poussée par le vent traînait. Je pus lire: Grève de bus le 10 à 4 heure. Je me suis arrêtée pour contempler l'affiche et j'ai continué à marcher. Quand je suis arrivée à la maison, apparemment ma mère savait que les bus faisaient grève.

Je suis montée dans ma chambre: les fenêtres étaient écartées, les rideaux avec des motifs de couleur, les murs étaient remplis de posters de chevaux et mon lit était fait de bois avec une couverture et un coussin assorti. Le jours suivant, 7 jours avant mon anniversaire je pris un petit déjeuner rapide, je pris les invitations que ma mère avait préparées, et j'allai chercher mon vélo. Je savais exactement qui je voulais inviter. Après avoir distribué toutes les affiches, il m'en restait une. Je réfléchis en me demandant si je n'avais oublié personne et je me dis : J'en ai sûrement prise une de trop!

Je pensai qu'elle ne me servirait plus à rien. Je l'ai jetée par-terre et je suis rentrée chez moi. Ma mère vint me dire: "Ecoute, je pense que tu es assez grande pour rester toute seule le jour de ton anniversaire, tes copines sont raisonnables et moi je vais aller travailler. Je reviendrais à 6h. "

Pendant ce temps, une bande de 4ème passa et trouva l'invitation que j'avais jetée. Ils ne me connaissaient que de vue. Les enfants de mon école les appelaient : le trio des méchants. Eh oui ils étaient trois. Un premier était roux, il avait un long cou de girafe, un nez de souris avec rien dans les muscles, quand au 2ème il n'était pas plus haut que trois pommes, il s'était écorché au barbelé de l'école, un nez complètement tordu et des ongles noirs et cassés.

Les jours passaient et j'étais impatiente. Quant aux filles elles aussi étaient très impatientes, mais parce qu' elles adoraient le trio des méchants : elles les appelaient LE TRIO DES BRANCHES.

Le jour de mon anniversaire, au matin, tout se déroula comme prévu. Je mis la table ,branchai la chaîne de musique et déjà la sonnerie retentit. Maman ouvrit et partit. Peu après toutes les filles étaient là. J' allumais la musique et je sortis à manger. A ce moment, les filles se mirent à table et me donnèrent leurs cadeaux d'anniversaire. Soudain on sonna. Les filles se précipitèrent à la porte, me demandèrent la clé. Je protestai que c'était mon anniversaire et qu'elles n'avaient pas à ouvrir à ma place. Je leurs procurai pourtant la clé et elles s'écrièrent qu'il fallait que j'aille au salon. Elles ouvrirent la porte et s'écrièrent: " OUAH ON CROYAIT QUE TU N'AIMAIS PAS LE TRIO DES 4èmes.

- Mais je n'ai jamais invité le trio, vous me faites une blague! "

Mais non, le trio était bien sur le seuil de ma maison.

Ils sont rentrés sans se gêner, ont pris les friandises, des canettes de coca et ont allumé la télé.

Les filles ont demandés des autographes sans arrêt. Ensuite le trio s'est levé. Ils ont enlevé la nappe d'un coup sec. HORREUR les assiettes et les verres de cristal étaient en miettes. Ils ont mis la chaîne à fond et ont fouillé la cuisine. Ils ont cassé les guirlandes toutes neuves, arraché les manches des balais de maman sous les applaudissements des filles. Après, le trio a cherché le reste des canettes de coca, les a ouvertes et a aspergé la chaîne de musique. Ils sont montés dans l'atelier de mon père, ont pris des seaux de peinture rouge et aspergé les vitres. Ma maison était une vraie porcherie. Ensuite ils ont pris les oreillers des chambres et avec des couteaux les ont ouverts et là des montagnes de plumes s'envolèrent et se collèrent à la peinture. Les vitres étaient horribles. Soudain le téléphone sonna, une voix répondit: " Chérie je ne serai pas là avant 10h ,salut."

Il était déjà 6h et il faisait nuit. Tout le monde était encore là et tout à coup la lumière s'éteignit. Les filles poussèrent des hurlements de terreur, je pus allumer ma lampe de poche et soudain AAAHH!! l'ombre d'un monstre s'affichait au mur. Je courus dans tous les sens sans savoir que faire. Je voulus téléphoner à la police mais le téléphone bloquait. Je courus vers la porte d'entrée ou toutes les horloges faisaient:BING BENG BONG. Cela me donnait des frissons. Les autres prirent la poudre d'escampette et ma mère revint. Je vous laisse deviner la suite.

Le lendemain, quand je revins en classe la maîtresse dit : "Je vais vous montrer des ombres d'araignées." A la première ombre j'eus un choc, l'ombre sur le mur de ma maison était la même.

Alors je n'avais eu peur que d'une petite araignée.

 

 

FIN